Nous sommes le 15 Mai, week-end de Pentecôte et le JCP est présent à mi-mai pour le trail de Mimet. Ha humour quand tu nous tiens. !
Bon je vais faire dans le classique en disant que la sortie club annuelle se passe à Mimet (dans les Bouches-du-Rhône, dans le massif de l’Étoile entre Marseille et Aix en Provence) et nous serons présents pour faire honneur à ce trail, un des plus difficiles que j’ai connu. Sont présents; Stéphanie, Sylvie, Christine et Irène pour les filles et chez les hommes ce sera Philippe sur le 42 km (2500 mètres de D+), sur le 25 km (26.400 km à ma Garmin avec 1400m de D+), Ali, Pierre-Aymeric, Thierry, PJ, Alexandre, Lolo et Phil sur le 12km sans oublier Cécile, la femme de Phil T. supportrice, photographe et qui nous encouragera avec toujours un sourire aux lèvres .
Arrivé la veille, histoire de s’imprégner de l’air provençal, de découvrir le tout petit village de Mimet, de faire un petit piquenique, d’aller retirer les dossards et de là, se diriger vers un camping, non loin, au pied de la Montagne Sainte-Victoire, souvent peinte par Cézanne.
Pétanque, apéro et repas de pâtes sont le menu de cette fin de journée et un lever tôt pour Philippe avec un départ de la course à 7h00, à 8 heures pour le 25, Phil et les filles sont venus nous accompagner malgré un départ à 10h00 pour eux. Alors en ce dimanche matin rafraichi par un mistral assez fort nous voilà à quelques minutes du départ. Je ne compte m’échauffer, vaut mieux garder un peu de force car la nuit fut courte, légèrement alcoolisé et le vent qui a soufflé si fort a perturbé le sommeil.
Alors j’ai une petit mine et une tête de pas bien réveillé avec un peu d’angoisse avant le départ à la vue de la vidéo mise en ligne avec le passage technique en devers et le fort dénivelé prévu sur le parcours. Avec tous ces paramètres, nous avons du positif car nous allons avoir beau temps, un ciel bleu comme je les aime, le mistral que je connais bien aussi, pour nous rafraîchir, si bien que je garderai le coupe-vent du club car il soufflera fort sur les crêtes et les cols avec un petit air marin légèrement salé que je n’ai pas respiré depuis des mois et des points de vues qui vont me faire oublier pendant quelques instant les difficultés du parcours.
8 heures, comme l’indique le descriptif de la course, un peu de faux plat montant sur du bitume sur 1.300 mètres et voilà le premier single qui monte raide et qui fait bouchon pour le gros du peloton. Sylvie, Christine et Phil sont présents pour nous prendre en photos puis Phil m’accompagne pour un petit échauffement jusqu’au premier single et me laisse au premier large chemin forestier.
Nous nous dirigeons vers la crête où se trouve un premier relais militaire mais pour y accéder il faut suivre un large sentier puis 2 singles assez raides. Je sais déjà que je suis le dernier car les serre-files ne sont pas très loin; je suis en compagnie de 2 filles et nous resterons ensemble jusqu’au 10ème kilomètre. Arrivés au relais nous voilà sur la crête. Le vent souffle fort mais nous avons de beaux points de vue sur les pays d’Aix et de Marseille... et pas que sur les paysages...
Nous sommes au plus haut de la course (le Grand Puech 750 m) et les crêtes sont magnifiques mais il faut bien regarder où l’on met les pieds car il y a pas mal de grosses pierres et des racines. Pas de problème pour se repérer car des rubalises qui volent au vent, des marques orange et des marques de GR. Puis ce sera THE Passage Technique au 5ème kilomètre sur de larges plaques rocheuses en déclive que l’on voit dans la vidéo.
Un bénévole nous indique comment le passer et un photographe immortalise la scène.
Nous voilà maintenant au col de Sainte-Anne où il y déjà un poste de la Croix-Rouge et des bénévoles. Un peu de bitume et ce sera la descente dans un vallon. Deux panneaux directionnels, le 11 et le 25. Zut les deux sont par terre et il y a deux chemins. Lequel prendre ?
Les filles décident de prendre celui qui descend car l’autre remonte au col Sainte-Anne. Puis un bénévole nous indique que nous sommes sur la bonne voie. Un petit passage technique sur des gros rochers où je mets le cul par terre, passage devant des entrées de cavernes puis le chemin descend de plus en plus dans le vallon, et encore une fois les rubalises et des marques orange nous assurent que nous sommes sur le bon chemin. Puis nous voilà au fond d’une gorge ou le chemin se fait plus roulant. Là, je trottine. Je vois les hectomètres qui avance sur ma montre, aucune douleur ni chute alors je me dis que cela devrait aller.
Nous sortons de ce vallon par un large chemin. Nous atteignons une ferme, quelques oliviers et champs de lavandes mais ici le sol est assez ingrat pour y faire pousser des céréales. Le paysage est magique et le parcours est décoré de petits cœurs en pierre.
Ah ! un peu de descente et voilà le 10 ème kilomètre. Les filles commencent à me distancer et une bénévole contrôle ma puce électronique. C’est par ici me dit-elle, c’est une monosente de 3.5 km jusqu’au col du Pilon du Roi, l’emblème de la course où il y aura un 2 ème photographe puis le ravito 500 m après.
Ouf ! me dis-je le reste devrait aller... là est mon erreur car le pire est à venir !
Ce Pilon je l’ai maudit à presque tous mes pas. Le monosente monte quasiment droit dans la pente et il faut presque mettre les mains par endroit tellement il est pentu. Les bâtons seraient les bienvenus, hélas ils sont interdit sur le parcours et impossible d'attraper les quelques végétaux qui poussent sur cette roche car ils ont pleins d'épines et vous arrachent la peau. A la cime nous avons en mire un bénévole qui nous sert de repère et qui nous attend. Oh là là c’est encore plus technique qu’au 5ème km.
Les minutes défilent, chaque pas totalise plusieurs secondes, vais-je y arriver?
Il faut bien car je n’ai pas le choix. Arrivé là-haut un gars me dépasse. Il est sur le même parcours mais il a 5 km de plus dans les jambes, à la bifurcation du col de Ste-Anne, il est revenu au village de Mimet et on lui a dit de repartir et récupérer le parcours.
Nous sommes à nouveau sur des crêtes. Le ravito est juste en bas. Et les serre-files sont à mes fesses pour me motiver. J'ai 14 km au compteur. Je mange mais pas assez à mon goût. Bon il me reste 10 km. Hélas j’en aurai encore 2.400 km en plus. Il faut de nouveau remonter au Pilon du Roi par une autre sente et basculer vers le versant Sud, coté Marseille par un chemin pentu et caillouteux. À un col où le mistral souffle fort, un bénévole est là pour m’indiquer la direction; c’est un large chemin forestier descendant mais pas forcément roulant avec toutes ces pierres. Il deviendra plus roulant au fond du vallon dans une partie plus forestière. Quel coassement de grenouilles pour m’encourager et voilà le 16ème kilomètre. Un bénévole me dit que je suis encore dans les temps.
"Un bon kilomètre de montée et après tu décideras si tu continues ou pas".
En gros si tu veux être dans la cour des grands ou pas ?
Il fait de plus en plus chaud et je commence à peiner vraiment...
Bon je vais faire dans le classique en disant que la sortie club annuelle se passe à Mimet (dans les Bouches-du-Rhône, dans le massif de l’Étoile entre Marseille et Aix en Provence) et nous serons présents pour faire honneur à ce trail, un des plus difficiles que j’ai connu. Sont présents; Stéphanie, Sylvie, Christine et Irène pour les filles et chez les hommes ce sera Philippe sur le 42 km (2500 mètres de D+), sur le 25 km (26.400 km à ma Garmin avec 1400m de D+), Ali, Pierre-Aymeric, Thierry, PJ, Alexandre, Lolo et Phil sur le 12km sans oublier Cécile, la femme de Phil T. supportrice, photographe et qui nous encouragera avec toujours un sourire aux lèvres .
Arrivé la veille, histoire de s’imprégner de l’air provençal, de découvrir le tout petit village de Mimet, de faire un petit piquenique, d’aller retirer les dossards et de là, se diriger vers un camping, non loin, au pied de la Montagne Sainte-Victoire, souvent peinte par Cézanne.
Pétanque, apéro et repas de pâtes sont le menu de cette fin de journée et un lever tôt pour Philippe avec un départ de la course à 7h00, à 8 heures pour le 25, Phil et les filles sont venus nous accompagner malgré un départ à 10h00 pour eux. Alors en ce dimanche matin rafraichi par un mistral assez fort nous voilà à quelques minutes du départ. Je ne compte m’échauffer, vaut mieux garder un peu de force car la nuit fut courte, légèrement alcoolisé et le vent qui a soufflé si fort a perturbé le sommeil.
Alors j’ai une petit mine et une tête de pas bien réveillé avec un peu d’angoisse avant le départ à la vue de la vidéo mise en ligne avec le passage technique en devers et le fort dénivelé prévu sur le parcours. Avec tous ces paramètres, nous avons du positif car nous allons avoir beau temps, un ciel bleu comme je les aime, le mistral que je connais bien aussi, pour nous rafraîchir, si bien que je garderai le coupe-vent du club car il soufflera fort sur les crêtes et les cols avec un petit air marin légèrement salé que je n’ai pas respiré depuis des mois et des points de vues qui vont me faire oublier pendant quelques instant les difficultés du parcours.
8 heures, comme l’indique le descriptif de la course, un peu de faux plat montant sur du bitume sur 1.300 mètres et voilà le premier single qui monte raide et qui fait bouchon pour le gros du peloton. Sylvie, Christine et Phil sont présents pour nous prendre en photos puis Phil m’accompagne pour un petit échauffement jusqu’au premier single et me laisse au premier large chemin forestier.
Nous nous dirigeons vers la crête où se trouve un premier relais militaire mais pour y accéder il faut suivre un large sentier puis 2 singles assez raides. Je sais déjà que je suis le dernier car les serre-files ne sont pas très loin; je suis en compagnie de 2 filles et nous resterons ensemble jusqu’au 10ème kilomètre. Arrivés au relais nous voilà sur la crête. Le vent souffle fort mais nous avons de beaux points de vue sur les pays d’Aix et de Marseille... et pas que sur les paysages...
Nous sommes au plus haut de la course (le Grand Puech 750 m) et les crêtes sont magnifiques mais il faut bien regarder où l’on met les pieds car il y a pas mal de grosses pierres et des racines. Pas de problème pour se repérer car des rubalises qui volent au vent, des marques orange et des marques de GR. Puis ce sera THE Passage Technique au 5ème kilomètre sur de larges plaques rocheuses en déclive que l’on voit dans la vidéo.
Un bénévole nous indique comment le passer et un photographe immortalise la scène.
Nous voilà maintenant au col de Sainte-Anne où il y déjà un poste de la Croix-Rouge et des bénévoles. Un peu de bitume et ce sera la descente dans un vallon. Deux panneaux directionnels, le 11 et le 25. Zut les deux sont par terre et il y a deux chemins. Lequel prendre ?
Les filles décident de prendre celui qui descend car l’autre remonte au col Sainte-Anne. Puis un bénévole nous indique que nous sommes sur la bonne voie. Un petit passage technique sur des gros rochers où je mets le cul par terre, passage devant des entrées de cavernes puis le chemin descend de plus en plus dans le vallon, et encore une fois les rubalises et des marques orange nous assurent que nous sommes sur le bon chemin. Puis nous voilà au fond d’une gorge ou le chemin se fait plus roulant. Là, je trottine. Je vois les hectomètres qui avance sur ma montre, aucune douleur ni chute alors je me dis que cela devrait aller.
Nous sortons de ce vallon par un large chemin. Nous atteignons une ferme, quelques oliviers et champs de lavandes mais ici le sol est assez ingrat pour y faire pousser des céréales. Le paysage est magique et le parcours est décoré de petits cœurs en pierre.
Ah ! un peu de descente et voilà le 10 ème kilomètre. Les filles commencent à me distancer et une bénévole contrôle ma puce électronique. C’est par ici me dit-elle, c’est une monosente de 3.5 km jusqu’au col du Pilon du Roi, l’emblème de la course où il y aura un 2 ème photographe puis le ravito 500 m après.
Ouf ! me dis-je le reste devrait aller... là est mon erreur car le pire est à venir !
Ce Pilon je l’ai maudit à presque tous mes pas. Le monosente monte quasiment droit dans la pente et il faut presque mettre les mains par endroit tellement il est pentu. Les bâtons seraient les bienvenus, hélas ils sont interdit sur le parcours et impossible d'attraper les quelques végétaux qui poussent sur cette roche car ils ont pleins d'épines et vous arrachent la peau. A la cime nous avons en mire un bénévole qui nous sert de repère et qui nous attend. Oh là là c’est encore plus technique qu’au 5ème km.
Les minutes défilent, chaque pas totalise plusieurs secondes, vais-je y arriver?
Il faut bien car je n’ai pas le choix. Arrivé là-haut un gars me dépasse. Il est sur le même parcours mais il a 5 km de plus dans les jambes, à la bifurcation du col de Ste-Anne, il est revenu au village de Mimet et on lui a dit de repartir et récupérer le parcours.
Nous sommes à nouveau sur des crêtes. Le ravito est juste en bas. Et les serre-files sont à mes fesses pour me motiver. J'ai 14 km au compteur. Je mange mais pas assez à mon goût. Bon il me reste 10 km. Hélas j’en aurai encore 2.400 km en plus. Il faut de nouveau remonter au Pilon du Roi par une autre sente et basculer vers le versant Sud, coté Marseille par un chemin pentu et caillouteux. À un col où le mistral souffle fort, un bénévole est là pour m’indiquer la direction; c’est un large chemin forestier descendant mais pas forcément roulant avec toutes ces pierres. Il deviendra plus roulant au fond du vallon dans une partie plus forestière. Quel coassement de grenouilles pour m’encourager et voilà le 16ème kilomètre. Un bénévole me dit que je suis encore dans les temps.
"Un bon kilomètre de montée et après tu décideras si tu continues ou pas".
En gros si tu veux être dans la cour des grands ou pas ?
Il fait de plus en plus chaud et je commence à peiner vraiment...
Robert
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on s(y croirait Robert ...que c'etait beau mais que cetait dur.
RépondreSupprimera suivre demain