Mon repos forcé m’a permis de renouer plus sérieusement avec le vélo et après avoir fait l’Ardéchoise sur 2 jours, l’autre gros challenge de l’année était l’ascension du Ventoux.
Bruno, Fred et Hubert sont mes compagnons du jour.
Bruno, qui a remplacé au pied levé Gérard (qu’on attend avec hâte de retrouver) pour nos séances de fractionné, est un méticuleux, quand il a un objectif en tête il ne laisse rien au hasard et il réussit à atteindre son but. Il a déjà fait le Ventoux mais jamais par le côté que nous allons faire.
Fred, cycliste confirmé, lui aussi quand il a un objectif, surtout en vélo il s’y tient. Des sorties longues pour préparer l’Ardéchoise et des grimpées pour le Ventoux. Même s’il n’a pas un physique de grimpeur (si si on peut le dire) le coup de pédale est toujours là et l’avantage c’est que le Ventoux, il le connaît.
Hubert, c’est le frangin de Fred. Disons le de suite, ce n’est pas le même gabarit ! Fred en tant qu’ainé a du lui voler des kilos et il ne lui les a jamais rendu. Beaucoup de raids à son actif et j’ai l’impression que plus c’est difficile mieux il doit apprécier. C’est son premier Ventoux.
Quant à moi, j’ai 4500 km dans les jambes, une seule sortie vélo en septembre (j’ai repris normalement la cap) mais des bonnes sensations en courant.
Le départ de Valence a été programmé pour 7 h, hum… un Le Guen pour la ponctualité on connaît ! Alors deux je me méfie…
Hubert est déjà là (c’est confirmé, ils sont différents) et surprise Fred est à l’heure ! Décidément le vélo ça le motive.
Le trajet se passe bien, le soleil est présent mais le vent souffle pas mal, Radio Drôme le confirme. De l’inquiétude commence à poindre quand aux conditions météos que l’on risque d’avoir au sommet.
Nous arrivons à Malaucène où nous rejoignons Bruno et Sophie (sa femme) qui ont un pied à terre là-bas, pratique pour se changer et boire le café.
Pas de longue distance de prévu pour cette sortie, on démarre de Malaucène, on passe par Bédoin, on grimpe le Ventoux et on redescend au point de départ, ce qui fait environ une petit soixantaine de km.
On est juste là pour le géant de Provence et on le monte par le côté Bédoin, le plus dur car pratiquement pas de répit jusqu’au sommet.
Nous voilà à la fontaine de Bédoin, c'est parti pour 21 km d’ascension et 1600 m de dénivelé.
Départ tranquille, pendant 6 km la pente est douce et c’est à partir du virage St Esteve que la vraie difficulté commence. Une pente de 9 à 10 % pendant 10 bornes.
Chacun prend son rythme, Bruno et Hubert sont déjà loin devant, Fred me laisse partir. Des cyclistes de partout, le temps s'y prête, beaucoup d'étrangers, les femmes suivent en voiture et s'arrêtent plus loin pour prendre les photos.
Je double, je me fais doubler, un cycliste me double assez facilement mais quelques centaines de mètres plus loin, au train je repasse devant avant qu'il ne me laisse sur place quelques minutes après. Curieuse façon de pédaler car je le repasse toujours à mon rythme, alors qu'il semble à la peine, je ne le reverrai plus.
Punaise mon vélo qui couine (surement trop de graisse...) pffff s'il faut que je me tape toute l'ascension avec ce bruit, ça va être pénible.
Et toujours des cyclistes, certains ont déjà posé pied à terre ou poussent le vélo... hé ben y sont pas encore au bout.
Le bruit de mon vélo s'estompe, je guette les bornes qui indiquent le kilométrage et le pourcentage, ça varie pas beaucoup.
Objectif: arriver au chalet Reynard sans encombre, d'après les infos glanées de-ci de-là c'est moins pentu après mais c'est du chalet qu'on sent une différence de conditions météos avec un vent qui peut souffler très fort.
Voilà j'y suis au chalet, 1h31 que je suis parti. Je me dis tiens c'est peut être jouable d'arriver au sommet en 2 h d’ascension, je suis plus endurant que véloce. C'est peut-être un peu moins pentu mais les km précédents commencent à peser, je me fais vite à l'idée que les 2 h ce ne sera pas pour cette fois.
Je ne m'emballe pas non plus car tout le monde le dit, il faut en garder pour la fin. C'est dur pour certains cyclistes, pour d'autres ça l'est moins, je me fais doubler par deux nanas qui papotent tranquillement alors que je sue à grosses gouttes, pas de vent, un beau soleil généreux nous accompagne et jusqu'au sommet il n'y a plus d'ombre.
Je m'encourage mentalement, allez t'y es presque, va jusqu'au bout sans poser pied à terre.
Je m'approche des deux derniers km, je m'accroche... plus que 1,5 km... je suis à la ramasse, p'tain que c'est dur, un besoin vital de manger, une barre de céréales que j'engloutis fera l'affaire, je plafonne à 6,5 km/h. Je double quand même des cyclistes encore plus en perdition que moi, maintenant qu'on double ou qu'on soit doublé, toujours un petit mot d'encouragement, allez courage on y est presque, c'est bientôt fini, bravo etc etc.
Un étranger me double, pendant que j'en double un, il nous encourage:
- Come on, come on !
Merci mais on fait come-on-peut !
Allez jusqu'au bout Phil, accroche toi !
500m à faire, ça va mieux, je vais me le faire ce Ventoux !
Dernier virage et voilà c'est la fin, 2 h14' 23".
Je retrouve Bruno, je vais pouvoir récupérer en attendant Fred... que nenni, j'ai à peine repris mon souffle que le voilà qui arrive 5 minutes après moi. Je suis bluffé, si maintenant les rouleurs grimpent ou va t'on ?
Bon ben y reste plus qu'à descendre jusqu'à Malaucène. Ce n'est pas mon point fort la descente, en plus ça caille en descendant mais j'arrive à une pointe à 62 km/h... houla calmos Phil tu sais que t'es un manche en descente.
Voilà nous sommes de retour chez Bruno, je suis maintenant un vrai cycliste, j'ai fait le Ventoux !
Merci à mes compagnons de la pédale pour cette journée et surtout un grand grand merci à Sophie qui nous a accueilli en toute amitié avec Bruno, qui est allé faire les courses et nous a préparé le repas.
Bruno, Fred et Hubert sont mes compagnons du jour.
Bruno, qui a remplacé au pied levé Gérard (qu’on attend avec hâte de retrouver) pour nos séances de fractionné, est un méticuleux, quand il a un objectif en tête il ne laisse rien au hasard et il réussit à atteindre son but. Il a déjà fait le Ventoux mais jamais par le côté que nous allons faire.
Fred, cycliste confirmé, lui aussi quand il a un objectif, surtout en vélo il s’y tient. Des sorties longues pour préparer l’Ardéchoise et des grimpées pour le Ventoux. Même s’il n’a pas un physique de grimpeur (si si on peut le dire) le coup de pédale est toujours là et l’avantage c’est que le Ventoux, il le connaît.
Hubert, c’est le frangin de Fred. Disons le de suite, ce n’est pas le même gabarit ! Fred en tant qu’ainé a du lui voler des kilos et il ne lui les a jamais rendu. Beaucoup de raids à son actif et j’ai l’impression que plus c’est difficile mieux il doit apprécier. C’est son premier Ventoux.
Quant à moi, j’ai 4500 km dans les jambes, une seule sortie vélo en septembre (j’ai repris normalement la cap) mais des bonnes sensations en courant.
Le départ de Valence a été programmé pour 7 h, hum… un Le Guen pour la ponctualité on connaît ! Alors deux je me méfie…
Hubert est déjà là (c’est confirmé, ils sont différents) et surprise Fred est à l’heure ! Décidément le vélo ça le motive.
Le trajet se passe bien, le soleil est présent mais le vent souffle pas mal, Radio Drôme le confirme. De l’inquiétude commence à poindre quand aux conditions météos que l’on risque d’avoir au sommet.
Nous arrivons à Malaucène où nous rejoignons Bruno et Sophie (sa femme) qui ont un pied à terre là-bas, pratique pour se changer et boire le café.
Pas de longue distance de prévu pour cette sortie, on démarre de Malaucène, on passe par Bédoin, on grimpe le Ventoux et on redescend au point de départ, ce qui fait environ une petit soixantaine de km.
On est juste là pour le géant de Provence et on le monte par le côté Bédoin, le plus dur car pratiquement pas de répit jusqu’au sommet.
Nous voilà à la fontaine de Bédoin, c'est parti pour 21 km d’ascension et 1600 m de dénivelé.
Départ tranquille, pendant 6 km la pente est douce et c’est à partir du virage St Esteve que la vraie difficulté commence. Une pente de 9 à 10 % pendant 10 bornes.
Chacun prend son rythme, Bruno et Hubert sont déjà loin devant, Fred me laisse partir. Des cyclistes de partout, le temps s'y prête, beaucoup d'étrangers, les femmes suivent en voiture et s'arrêtent plus loin pour prendre les photos.
Je double, je me fais doubler, un cycliste me double assez facilement mais quelques centaines de mètres plus loin, au train je repasse devant avant qu'il ne me laisse sur place quelques minutes après. Curieuse façon de pédaler car je le repasse toujours à mon rythme, alors qu'il semble à la peine, je ne le reverrai plus.
Punaise mon vélo qui couine (surement trop de graisse...) pffff s'il faut que je me tape toute l'ascension avec ce bruit, ça va être pénible.
Et toujours des cyclistes, certains ont déjà posé pied à terre ou poussent le vélo... hé ben y sont pas encore au bout.
Le bruit de mon vélo s'estompe, je guette les bornes qui indiquent le kilométrage et le pourcentage, ça varie pas beaucoup.
Objectif: arriver au chalet Reynard sans encombre, d'après les infos glanées de-ci de-là c'est moins pentu après mais c'est du chalet qu'on sent une différence de conditions météos avec un vent qui peut souffler très fort.
Voilà j'y suis au chalet, 1h31 que je suis parti. Je me dis tiens c'est peut être jouable d'arriver au sommet en 2 h d’ascension, je suis plus endurant que véloce. C'est peut-être un peu moins pentu mais les km précédents commencent à peser, je me fais vite à l'idée que les 2 h ce ne sera pas pour cette fois.
Je ne m'emballe pas non plus car tout le monde le dit, il faut en garder pour la fin. C'est dur pour certains cyclistes, pour d'autres ça l'est moins, je me fais doubler par deux nanas qui papotent tranquillement alors que je sue à grosses gouttes, pas de vent, un beau soleil généreux nous accompagne et jusqu'au sommet il n'y a plus d'ombre.
Je m'encourage mentalement, allez t'y es presque, va jusqu'au bout sans poser pied à terre.
Je m'approche des deux derniers km, je m'accroche... plus que 1,5 km... je suis à la ramasse, p'tain que c'est dur, un besoin vital de manger, une barre de céréales que j'engloutis fera l'affaire, je plafonne à 6,5 km/h. Je double quand même des cyclistes encore plus en perdition que moi, maintenant qu'on double ou qu'on soit doublé, toujours un petit mot d'encouragement, allez courage on y est presque, c'est bientôt fini, bravo etc etc.
Un étranger me double, pendant que j'en double un, il nous encourage:
- Come on, come on !
Merci mais on fait come-on-peut !
Allez jusqu'au bout Phil, accroche toi !
500m à faire, ça va mieux, je vais me le faire ce Ventoux !
Dernier virage et voilà c'est la fin, 2 h14' 23".
Je retrouve Bruno, je vais pouvoir récupérer en attendant Fred... que nenni, j'ai à peine repris mon souffle que le voilà qui arrive 5 minutes après moi. Je suis bluffé, si maintenant les rouleurs grimpent ou va t'on ?
Bon ben y reste plus qu'à descendre jusqu'à Malaucène. Ce n'est pas mon point fort la descente, en plus ça caille en descendant mais j'arrive à une pointe à 62 km/h... houla calmos Phil tu sais que t'es un manche en descente.
Voilà nous sommes de retour chez Bruno, je suis maintenant un vrai cycliste, j'ai fait le Ventoux !
Merci à mes compagnons de la pédale pour cette journée et surtout un grand grand merci à Sophie qui nous a accueilli en toute amitié avec Bruno, qui est allé faire les courses et nous a préparé le repas.
Commentaires
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J'ai oublié le plus important, n'hésitez pas à laisser des commentaires, le blog n'en sera que plus vivant.
Merci à vous !



EH OUI PHIL tu es maintenant un vrai cycliste......le Ventoux c'est Mythique
RépondreSupprimerQUEL PLAISIR de grimper le Ventoux avec 2 JCPiens et mon frére !....sutout dans ces conditions: beau temps, pas trop chaud et pas de vent
Un grand merci à Sophie et bruno pour cet accueil dans votre coin de paradis
S'il y a des volontaires pour l'année prochaine je peux vous préparer un petit programme à partir de juillet pour arriver au sommet
Bravo au quatuor ! Le Ventoux restera toujours une sacré référence en vélo. Et plus que mérité car il ne faut pas avoir un poil dans la main pour y grimper. Il se mérite ! Dis donc Phil, mauvais descendeur en vélo, je ne l'aurais pas cru quand je te vois descendre en trail. Il est vrai qu'il vaut mieux rester prudent en descente, car la moindre erreur peut être fatale. C'est beaucoup dans la tête comme en trail, il faut acquérir de l'assurance pour y être à l'aise.
RépondreSupprimerA quand le Lautaret Galibier ?
BRAVO A VOUS 4
RépondreSupprimerSUPER COMMENTAIRE ON DIRAIT DU PAGNOL......PAS MAL POUR 1 GEANT DE PROVENCE