Il est 9h30 à Loriol,
départ du 14 et 7,5 Km de La Loriolaise nouvelle édition. Début de la course
sous une belle journée ensoleillée mais encore un peu fraiche. 270 personnes
dans les starting block, 4 représentants du JCPortois, Philippe DP est bien
placé et on ne le reverra pas, Phil et moi au 2/3 du peloton et Brice légèrement
derrière.
À peine installé, la
chasse est donnée. On emprunte les rues de la commune, direction le bois de
Lagier. Je profite de ce début bitumé pour finir le léger échauffement d'avant
course, quand à Phil il papote avec le troupeau ! Dans une ruelle il déclenche une accélération
sur 10 m et me laisse sur place ! Sans doute son instinct de domination
primaire qui se met en éveil ! Que nenni ! Il ralentit aussitôt pour revenir à ma hauteur avec un large smiley sur le visage en me
disant:
" J'ai lancé une attaque pour être bien vu sur la Gopro".
La bête est en confiance et d'humeur taquine, va falloir jouer serré !
Je suis son rythme tranquillement jusqu'au début des hostilités, une montée moyenne mais loin d'être courte. A mi-longueur Phil commence à prendre ses distances en haussant la cadence. Je reste placé derrière lui mais je n'arrive pas à le suivre. Au bout de 2 minutes, il n'est plus dans mon champ visuel. Fin du bitume, on attaque les sentiers et les faux plats caillouteux qui longent le bois. Ça marche, ça trottine, ça galope, on passe par toutes les allures. J'essaye malgré tout de refaire mon retard puis on entame la partie forestière par une descente sans pièges particuliers. Les sensations sont meilleures, j'augmente la cadence, la traque a commencé !
" J'ai lancé une attaque pour être bien vu sur la Gopro".
La bête est en confiance et d'humeur taquine, va falloir jouer serré !
Je suis son rythme tranquillement jusqu'au début des hostilités, une montée moyenne mais loin d'être courte. A mi-longueur Phil commence à prendre ses distances en haussant la cadence. Je reste placé derrière lui mais je n'arrive pas à le suivre. Au bout de 2 minutes, il n'est plus dans mon champ visuel. Fin du bitume, on attaque les sentiers et les faux plats caillouteux qui longent le bois. Ça marche, ça trottine, ça galope, on passe par toutes les allures. J'essaye malgré tout de refaire mon retard puis on entame la partie forestière par une descente sans pièges particuliers. Les sensations sont meilleures, j'augmente la cadence, la traque a commencé !
Fin de la descente
et de la forêt, on reprend un chemin de campagne qui grimpe légèrement. Phil
réapparait sur le radar à 50 m de moi. J'ai une bonne foulée, l'impression
d'avoir 3 poumons et 3 jambes (pas celle de Robert ...). Au bout de 200 m j'arrive finalement à sa
hauteur et le passe légèrement avant le retour dans les bois. Pendant 10 minutes
je donne tout, il faut le semer
rapidement, ne pas lui laisser l'espoir de s'en sortir vivant ! J’enchaine les
faux plats à grandes enjambées !
C'est bon l'écart est creusé je vais pouvoir
ralentir pour souffler un peu. À peine le temps de récupérer quelques
centimètres cubes d’oxygène que j'entends "Ça va Alex !?". Je
reconnais immédiatement le souffle haletant de l'animal posté en angle mort derrière
moi. Coup au moral. Le répit n'est pas d'actualité, il me faut continuer à garder
une bonne allure. Une descente ! Feu ! C’est le moment ou jamais. Je dévale la
pente comme une fusée en espérant ne pas m'écraser. Pas besoin d'appeler
Houston puisque qu'on entame les sentiers et la route jusqu'au ravitaillement.
Je prends 2 minutes
de récupération stratégique au poste de chasse de la mi-parcours. Une dizaine
de coureurs arrivent mais Phil ne fait pas partie du lot. C'est bon signe !
Je repars sous une quinte de toux qui me coupe le souffle, beaucoup de mal à suivre les coureurs devant moi, je me vois dans l'obligation de marcher en attendant de reprendre un rythme respiratoire plus correct. Fin de la crise, me voila parti dans une grosse foulée sur les chemins forestiers très roulant sur 3-4 kilomètres, personne devant, personne derrière, je me sens seul. Mais tout va bien, je n'ai pas trop mal tourné sur cette partie vu que je rattrape un petit groupe juste avant le dernier point d'eau.
Je ne préfère pas m'arrêter pour éviter la sanction de tout à l'heure. Je prends quand même le temps de demander la distance qu'il me reste à parcourir, 3 km ! Allez hop je m'empresse de finir ce parcours, je ne voudrais surtout pas partir bredouille ou plutôt brocouille comme on dit dans le Bouchonnois. J'arrive à la dernière montée qui s'ensuit d'une belle descente minée de cailloux, ça va vite mais il faut faire attention la chute peut arriver à tout instant. Ça tape sur les rotules mais ça tient le choc.
Je repars sous une quinte de toux qui me coupe le souffle, beaucoup de mal à suivre les coureurs devant moi, je me vois dans l'obligation de marcher en attendant de reprendre un rythme respiratoire plus correct. Fin de la crise, me voila parti dans une grosse foulée sur les chemins forestiers très roulant sur 3-4 kilomètres, personne devant, personne derrière, je me sens seul. Mais tout va bien, je n'ai pas trop mal tourné sur cette partie vu que je rattrape un petit groupe juste avant le dernier point d'eau.
Je ne préfère pas m'arrêter pour éviter la sanction de tout à l'heure. Je prends quand même le temps de demander la distance qu'il me reste à parcourir, 3 km ! Allez hop je m'empresse de finir ce parcours, je ne voudrais surtout pas partir bredouille ou plutôt brocouille comme on dit dans le Bouchonnois. J'arrive à la dernière montée qui s'ensuit d'une belle descente minée de cailloux, ça va vite mais il faut faire attention la chute peut arriver à tout instant. Ça tape sur les rotules mais ça tient le choc.
Plus d'arbres aux
alentours, place au bitume, l'arrivée est proche. Ça descend toujours mais la
version goudronnée commence à faire travailler les articulations.
Retour au plat, après avoir coulissé dans 2-3 rues je note la présence de Philippe DP (Un Philippe peut en cacher un autre), pas une goutte de transpiration, 80 pulsations/minute, l'œil vif, il est arrivé 8 minutes avant moi, Ouch ! Sacré bestiau !
Je lâche mes dernières forces jusqu'au finish avec 4 minutes d'avance sur Phil ! Il ne s'est pas remis de la battue précédente même l'instinct de survie ne lui a pas suffit. Chasser un animal blessé, non merci ! Je laisse cela à Edinson.
Va me falloir un acte 3...
Retour au plat, après avoir coulissé dans 2-3 rues je note la présence de Philippe DP (Un Philippe peut en cacher un autre), pas une goutte de transpiration, 80 pulsations/minute, l'œil vif, il est arrivé 8 minutes avant moi, Ouch ! Sacré bestiau !
Je lâche mes dernières forces jusqu'au finish avec 4 minutes d'avance sur Phil ! Il ne s'est pas remis de la battue précédente même l'instinct de survie ne lui a pas suffit. Chasser un animal blessé, non merci ! Je laisse cela à Edinson.
Va me falloir un acte 3...
Alex
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Bravo Alex, superbe récit pour l'acte 2 concernant la chasse au Phil, vivement l'acte 3, j'en salive déjà ........!
RépondreSupprimerMais attention Alex, l'animal risque de se rebiffer prochainement, il a un genou a terre mais il respire toujours, alors ATTENTION au prochain coup de griffes ..........!!!
Excellent, on va finir par s'habituer a se nouveau style d'écriture sur le blog. Bravo pour ces belles courses.
RépondreSupprimerIl va falloir que Robert se mette à plancher car le romancier et cinéaste Alex donne du fil à retordre !!!! Belle course et avec ce récit peut- être que l'année prochaine sur cette course nous serons plusieurs à être traqués......... encore bravo à toi !
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