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Méribel trail

Afin de diversifier les vacances et faire plaisir à tout le monde; une semaine à la mer et quelques jours à la montagne histoire de profiter d’une très belle course de montagne. Le Méribel trail fait partie de cette catégorie. Après une inscription un peu tardive et du fait que ça reste quand même une destination touristique, je prends le premier airbnb pas trop cher, un peu à l’arrache. Un coup de bol énorme, l’appartement est à deux cent mètres du départ ; je gagne du sommeil en plus. J’en profite pour regarder le podium du championnat de France de KV se déroulant le samedi et la course des gamins. Le décor est sublime dans une belle vallée entourée par les crêtes de la Saluire, le pic du fruit et le pic du borgne venant fermer le tableau, je sens que je vais m’y plaire.
Le départ est à six heures. Près de mille inscriptions sur toutes les courses mais seulement cent douze inscrits sur le gros format ; 50 km pour 4200 d+. Le comble c’est de subir 3 mois de canicule et de sècheresse pour arriver le jour de la course et l’annonce d’orages en journée. Bien sûr déjà au briefing l’annonce est faite d’un détour nous privant de 100 m d+ au 40ème kilomètre…. Bon ! 100 d+ c n’est pas la mort je m’en remettrai. Le départ est donné au pistolet, je ne m’y attendais pas, j’ai eu peur !
Ça part direct en faux plat montant pour rejoindre un single bien raide pour l’échauffement. On se dirige vers la partie ouest de la vallée pour rejoindre les arrivées des funiculaires. Le plan est simple, c’est directement 1200 d+ jusqu’au premier ravito. Au loin le Mont Blanc assez déplumé ainsi qu’un paquet de glaciers. La vue est impressionnante et on ne quitte pas les crêtes vertigineuses de la Tougnette.

Mont Blanc

Rocher de la Tougnette
On traverse le rocher de la Tougnette et dans un environnement très minéral on redescend un peu pour le premier ravito. Les ravitos sont bien fournis et offrent pas mal de choix. J’ai l’impression d’être un peu à la ramasse mais je me dis que ce genre de course attire souvent des coureurs confirmés. Faut bien se trouver des excuses.
La partie jusqu’au 2ème ravito nous emmène dans un décor lunaire sous les monts de la chambre, l’aiguille du borgne et le mont du vallon. Une partie très technique dans une suite de moraines créées par le glacier du borgne que l’on aperçoit 500 m à peine au-dessus de nous. On rejoint la crête du vallon offrant une vue magnifique sur le village de Méribel et de l’autre l’impressionnant pic du fruit. 

Vallée de Méribel

Pic du fruit
La descente est technique et plutôt longue vers le vallon du fruit en passant par le lac du borgne. 

Lac du Borgne
Il commence à pleuvoir, d’abord un petit crachin se transformant vite en pluie continue. Je profite malgré tout d’une petite fontaine au chalet de la Plagne bien que le ravito soit dans 1 km, le long d’un ruisseau asséché.
Arrivé au ravito c’est la douche froide. Annonce d’un parcours de repli pour éviter le col du fruit et les crêtes de la Saluire par peur d’un orage. Je sens l’arnaque. Je repars du ravito et histoire de faire michto devant les randonneurs, j'accélère pour prendre un petit pont de bois rendu glissant par l’humidité. Je glisse et m'explose sur le pont emportant le peu d’amour propre qu’il me reste. Heureusement je ne me fais pas mal grâce aux parties charnues de mon individu. Le parcours devient un peu moins fun. C’est plat et l’on revient carrément au village de Mottaret ; on passe quasiment sous l’arrivée où on aurait pu voir le départ du 29 kil à quelques minutes près. J’ai cru même sentir l’odeur du houblon d’arrivée. Le chemin est assez long et large avec quelques vaches peu farouches qu’il faut pousser pour passer. Ça grimpe enfin dans un single vers le col de la Loze ou se trouve le 3ème ravito. 

Col de la Loze

Col de la Loze

La vue est magnifique donnant sur la dent Parrachée, la grande Casse et ses glaciers. Pour les amoureux du vélo ; le col de la Loze c'est 23 km et 1715 d+ avec des passages à 20 % ; j’ai déjà mal au cul en y pensant.
La suite des réjouissance, c'est une descente sur plus de 8 kilomètres. Plutôt technique au début mais rapidement en sous-bois à l’abri de la pluie sur des pistes de vtt. C’est casse patte et j’en profite pour commencer la remontada (les gens sont tous forts sur 20 kil c’est après que ça devient compliqué pour certains). On arrive aux allures dans le vacarme assourdissant d’un torrent déchainé en fond de vallée, le Doron des allures. On arrive au 4ème ravito situé dans la cour de l’école maternelle. Il pleut toujours.
Sortie du ravito c'est la montée infernale droit dans la pente sur 900 m d+ jusqu’au refuge de la traie. Je sens les litres de sueurs ou de condensations couler de mes manches directement dans mon dos chaque fois que je cherche loin avec mes bâtons tant la pente est raide. Je double quelques personnes avant d’arriver au refuge ou un petit ravito liquide est improvisé. On me vend du rêve sur le reste de distance avant l’arrivée mais j’ai appris à rester pragmatique. La descente est agréable et il commence à moins pleuvoir. Les chemins sont larges pour rejoindre le dernier ravito avant l’arrivée non sans quelques coups de cul bien raides.
La fin n est pas commune puisque les derniers kilomètres vont se faire tout en montée d’abord le long du Doron des allures à la couleur laiteuse et au débit impressionnant pour une période de sécheresse. Ça grimpe fort jusqu’à l’arrivée, faut tout donner pour mériter la bière !! 

Une belle promenade malgré la pluie mais on termine à 52 kilomètres pour 3650m d+ (vol de 550d+ ; un col d Ourches). La belle surprise c’est la bière à volonté avec le stand de saucisson à côté. J’en profite évidement sans modération. C’est un parcours et un cadre exceptionnel et je me vois contraint de revenir l’année prochaine pour cette histoire de vol de d+ et de passage en crête de la Saluire. 

La Saluire
L’organisation est top et c est vraiment un trail à faire à condition de pas trop avoir le vertige, c’est vraiment typé skyrunning. 

A suivre...

Stéphane 

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